Des nouveaux gènes liés au diabète de
type 2
Des équipes de chercheurs français, anglais et canadiens, sous la direction des Professeurs Philippe Froguel (CNRS, Institut Pasteur à Lille et Imperial College à Londres) et Rob Sladek à Montréal, ont identifié quatre gènes prédisposant à la forme la plus commune du diabète de type 2, c’est-à-dire celle qui est liée à l’obésité. Ces quatre gènes pourraient expliquer jusqu’à 70% du risque génétique dans le développement du diabète de type 2.
Plus récemment encore, plusieurs autres équipes internationales de chercheurs ont annoncé la découverte de sept autres gènes en cause dans le développement du diabète.
Grâce aux avancées récentes dans le séquençage du génome humain et les technologies d’analyses génétiques au moyen de puces à ADN, l’exploration des facteurs génétiques prédisposant au diabète de type 2 s’est accélérée.
Ces découvertes ont un intérêt à la fois pour la prédiction des risques de diabète, pour sa prévention et pour son traitement. Par exemple, parmi les quatre gènes identifiés par les équipes des professeurs Froguel et Sladek, le gène connu sous le nom de SLC30A8 produit une protéine nécessaire au transport du zinc et est associé au processus de stockage et d’excrétion de l’insuline. Un déficit en zinc entraîne de nombreuses pathologies dont le diabète et la découverte de ce gène ouvre des voies de recherche pour de nouveaux traitements thérapeutiques.
Le diabète de type 2 a des origines génétiques comme ces découvertes le montrent, mais il est également lié aux comportements et à certains facteurs environnementaux. Ce qui nous rappelle l’importance de nos comportements alimentaires et des activités physiques dans la prévention du diabète et sur lesquels nous pouvons agir immédiatement.